Morts pour la science
La science nuit gravement à la santé

Pierre Zweiacker, Presses polytechniques et universitaires romandes
« Le succès justifié du télégraphe Baudot devait susciter quelques mécontentements chez certains concurrents malheureux et le nom de cet appareil fut mêlé à une bien pénible affaire criminelle jugée à Paris en 1888. Un employé des Télégraphes tua un ingénieur de cette administration. »

Louis FIGUIER
Merveilles de la science - Électricité

Morts pour la science

Un meurtre élucidé

Les Archives judiciaires de la Ville de Paris m’avaient prévenu : en ne connaissant ni le nom du meurtrier, ni celui de la victime, les recherches risquaient de se révéler longues et fastidieuses. Pourtant, après une semaine passée parmi les vieux cartons et les manuscrits en état d’effritement avancé, je tenais mon meurtre : la victime s’appelait François Raynaud  et le meurtrier Louis-Victor Mimault.

Est-ce chose fréquente que de se faire assassiner pour une découverte scientifique ? Pour une invention technique ? Ou de se voir poussé au suicide par le mépris de ses contemporains ou la rapacité des industriels ?

Avec 25 meurtres et 31 suicides (plus ou moins induits par les circonstances), ce livre prouve que la recherche scientifique et médicale n'échappe pas toujours à la violence (à quoi on ajoutera une douzaine d'accidents mortels). En tant qu’abstraction, la science est désintéressée ; ses acteurs, eux, sont bien concrets et définitivement humains.