Surprises
Population mondiale
Nicolas Sarkozy
Fin août 2019, l'ancien Pré­si­dent de la Répu­bli­que fran­çaise décla­rait  :
En 1955, quand je suis né, il y avait 2,5 milliards d’habi­tants. C’est pas si vieux : j’ai 64 ans. Sur moins de la vie d’un homme, la popu­la­tion mon­diale a été mul­ti­pliée par trois. Incroy­able ! Dans trente ans nous serons 9 mil­liards, à la fin du siè­cle nous serons 11 mil­liards.

Eh bien non ! Les démo­gra­phes ne confir­ment pas les extra­po­la­tions sim­plis­tes de Mons­ieur Sarkozy.

Évolution de la croissance
La croissance annuelle de la popu­la­tion mon­diale a atteint un pic de 2,02% en 1965. Depuis lors, elle n’a cessé de ralen­tir, pour arri­ver à 1,14% en 2009. Cette évo­lu­tion a conduit à pré­voir, pour la seconde moi­tié du 21e siè­cle, une sta­bi­li­sa­tion, voire une régres­sion, de la popu­la­tion mon­diale qui ne dépas­sera vrai­sem­bla­ble­ment jamais les 9 milliards. Tel est l’effet du déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que et du contrôle des nais­san­ces, qui condui­sent à pro­créer moins mais mieux. Ces pro­jec­tions datant d’il y a 10 ans ne pre­naient pas encore en consi­dé­ra­tion les effets du réchauf­fe­ment cli­ma­ti­que. Il appa­raît main­te­nant que ce der­nier pour­rait bien appor­ter une sévère contri­bu­tion à la réduc­tion de la popu­la­tion mon­diale.
Conclusion
La question n’est donc pas de sau­ver l’espèce humaine (et encore moins la pla­nète, qui n’en a cure), mais plu­tôt d’es­sayer de nous pré­pa­rer un ave­nir moins tra­gi­que.